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Ricardo Mendes

Attentats de Bruxelles : et si on arrêtait de faire de la communication politique ? - bon billet de @Nico_VanderB #begov

Toute la communication de l’union nationale n’est donc qu’une posture sémantique. Parce que dans les faits, la communication politique fonctionne à plein régime.

Acte V. Qui veut ma démission ? 24 mars, la classe politique belge s’apprête à vivre le moment d’homme aux victimes. Quelques minutes à peine avant celui-ci, l’information tombe : le ministre de l’Intérieur aurait proposé sa démission au Premier ministre qui l’aurait refusé. Stupeur dans les médias. 2 minutes à peine avant la première annonce, on apprend que le ministre de la Justice aurait également fait de même, pour le même résultat. De là, il y a deux choses possibles : C’est un jeu de passe-passe qui a pour but de mener une communication de dramatisation : la situation est grave. Ou tout du moins une possibilité d’éluder la question de la démission, dans un pays qui a connu à chaque grande crise (Heyzel, Dutroux) des démissions. C’est une démarche tout à fait spontanée. Mais alors comment diable arrive-t-elle à fuiter alors que cela s’est passé dans le lieu clos du KERN où seuls le Premier ministre et les vice-premiers ministres sont présents ? Comment se fait-il que cela n’ait pas été remis au roi ? C’est bien qu’il y a une volonté de communication politique. Au-delà, de ce simple constat, le fait qu’alors que le pays vit un drame et que l’on attend des capitaines pour piloter l’état, l’annonce de la demande d’« abandon » n’est qu’une énième preuve que les jeux politiciens sont partout. À travers cela, on flingue l’hommage aux victimes.

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