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Ricardo Mendes

Hier soir j'ai discuté jusqu'à 5h du matin avec une des premières enfants de Château de Soleils.
Malheureusement hors de Belgique pour en témoigner de vive-voix, j'ai compris jusqu'au fond de mes tripes à quel point ce Robert Spatz contrôlait chaque parcelle de l'esprit de chaque personne vivant à Nyima-Dzong.

J'ai écouté des choses tellement révoltantes et atroces, tellement de douleur, de souffrance et pourtant étrangement presque aucune rancœur ou haine de sa part ; au contraire, presque de la compréhension et de l'affection, et la peur de perdre des liens d'amitié avec des gens qui ont été moins bourreaux que le bourreau en Chef, des gens qui, alors même qu'ils mettaient en pratique des horreurs qu'ils n'auraient jamais fait à leurs propres enfants (ou pas?), ont malgré tout quand même été des sauveurs-bourreaux ou des complices-sauveurs malgré eux, manipulés par un être profondément malade qui se faisait passer pour un être réalisé face à toute une communauté en Quête de vérité et d'alternative.

Je n'ai rien appris de totalement nouveau, j'ai juste écouté toutes les confirmations de ce que mon être hyper-sensible de gamin de 7-10 ans sentait autour de lui. J’ai entendu l'original des rumeurs que j'entendais depuis plus de 20 ans. Je me suis rappelé des souvenirs que j'avais préféré oublier.

Et ça fait froid dans le dos. Et ça donne encore plus de motivation pour aller jusqu'au bout. Et ça renforce encore plus la certitude qu'il n'y a rien à choisir, il n'y a pas de camp, il n'y a pas à être déchiré.

Qui est divisé en deux à propos d'enfants maltraités par une idéologie féodale, autoritaire, machiste, qui reniait la place de l'enfant pour mieux l'abuser par la suite ?

Il n'y a rien à choisir, à part tout faire pour y mettre un terme définitif.

Il y a 6 mois j'avais le souhait "Que la Lumière soit". Aujourd'hui je sais qu'elle est inévitable.

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