✎ Note

La Face Cachée du Yoga par Elodie Emery provoque exactement les mêmes réactions que les abus criminels dénoncé dans d’autres milieu : Bouddhisme tibétain, Catholicisme, Cinéma, Politique, Culture.

Des violences sexuelles sont dénoncées et, à chaque fois, le même refrain : « Oui, mais pas tous les hommes », « Faut arrêter de généraliser », « Pas dans notre communauté », « Pas mon maître ».

On pourrait changer de disque, là ?

Nous, les hommes, sommes-nous si fragiles que, face à des crimes graves, notre premier réflexe soit de défendre notre image ? Et dans les milieux concernés, la réputation d’une religion, d’une pratique ou d’un maître compte-t-elle davantage que les personnes qui ont subi ces violences ?

Avant même un mot de solidarité pour les victimes, voilà qu’on monte les barricades : « Oui, mais moi, je n’ai rien à voir avec ça. » Très bien. Alors, qu’est-ce que vous faites pour que ça cesse ?

Personne ne vous demande de vous déclarer coupables de crimes que vous n’avez pas commis. On vous demande d’être capables, une seconde, de regarder ailleurs que votre nombril. D’écouter les victimes, de les soutenir et de remettre en question ce qui permet à ces violences de perdurer, y compris dans les milieux auxquels vous êtes attachés.

Si votre première indignation porte sur la réputation de votre milieu plutôt que sur les violences qu’on y dénonce, il serait temps de revoir vos priorités.

Franchement, cette solidarité qui va spontanément à l’image du groupe plutôt qu’aux victimes, ça fait pitié.

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